alan-le-9-decembre-2020

Alan, le 9 décembre 2020

09.12.2020

C'est dans des conditions instables et peu agréables que Alan a répondu à la vacation de l’organisation du Vendée Globe ce mercredi matin. Le skipper de La Fabrique est revenu sur son parcours semé d'embuches. 

« On a des conditions difficiles à gérer, ce n’est pas très maniable. La bascule a été directe donc j’ai la mer quasiment de face, le vent est instable, je suis sous-toilé depuis le début du phénomène car je ne peux pas accélérer dans cette mer. C’est un premier point négatif. J’essaye d’éviter le gros du gros temps en restant à la frontière entre le maniable et le non-maniable. Cette nuit j’ai réussi à faire un joli coup avec Stéphane (Le Diraison) et Cali (Arnaud Boissières), on verra par la suite. Ce ne sont pas des conditions très agréables. 

Je suis à 110 degrés du vent, 15 nœuds de vitesse, j’ai 25 nœuds de vent établi, parfois ça monte à 35 ou ça descend à 20. C’est très instable donc je suis sous trois ris et J3, de toutes petites voiles pour mettre le bateau en sécurité car il rebondit dans les vagues, c’est invivable à bord. Il va falloir encore serrer les dents jusqu’à demain après-midi.

Côté moral, c’est up and down, le fait d’être un peu en avant de Cali et Stéphane, ça fait du bien, même si ça ne veut pas dire qu’ils ne vont pas revenir. Mais dès que le bateau avance et que j’arrive à remonter un peu, je suis content. On a vraiment des conditions difficiles cette année pour notre groupe dans la flotte. Hier je faisais du près dans 40 nœuds en rafale, je n’ai pas le souvenir que le Sud c’était ça. Ça fait partie du jeu, il faut parfois mettre la course entre parenthèses pour ménager le bateau, qui souffre beaucoup là. C’est un début d’Indien difficile mais après demain, les conditions devraient être plus clémentes et ça devrait être plus cool et cela jusqu’à Leeuwin.

J’échange chaque jour avec Cali et Stéphane, on ne savait pas trop comment prendre la dépression. Moi au début j’étais parti pour aller dans le Sud comme L’Occitane, sauf que je suis beaucoup plus lent que lui donc ça aurait été un peu compliqué. On échange un peu sur tout et on se rend compte que c’est une course très difficile. »

[ ENGLISH ] 


Alan onboard La Fabrique, during the organisation vacation on December 9th.

Image d'illustration © Pierre Bouras



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