48-heures-au-front
07.11.2017

Après deux jours de course, La Fabrique tient la cadence au sein de la flotte des 13 IMOCA de la Transat Jacques Vabre. Septièmes à la marque de parcours des falaises d’Étretat, Alan Roura et Frédéric Denis oscillent depuis entre les 9ème et 10ème places, à la lutte avec Vivo A Beira de Yoann Richomme, dans une mer déchaînée et des vents dépassant par moments les 40 noeuds de vitesse.

C’est ce qui s’appelle une entrée corsée ! Ou bien un départ de Transat Jacques Vabre digne de ce nom… Depuis 48 heures, Alan Roura et Frédéric Denis ont pu se mettre en mode compétition sans avoir eu le temps de dire « ouf ». « Nuit assez hard pour une première en course », avouaient-ils lundi au petit matin. Accompagnés dès la première nuit par le flux de Nord-Ouest soufflant sur la zone de départ - qui n’a pas molli autant que prévu au passage de la pointe Bretagne - les deux skippers de La Fabrique n’ont en effet eu droit qu’à peu de répit dans la journée de lundi. « Soleil, J1 et GV haute, à la cool, au près » confiaient-ils, avant de traverser le redouté front froid dont tout le monde parle depuis plusieurs jours. « 30 nœuds moyens, rafales à 50 et mer forte à très forte », prévenait Richard Silvani de Météo France, au briefing de départ. Quelque peu distancé au reaching, allure favorite des « foilers », au large de Brest, l’IMOCA suisse tirait malgré tout profit de ces bords de près (favorables aux dérives droite) et se maintient ce mardi en milieu de peloton. 

À ton tour, à mon tour…

Un coup à la 9ème place, un coup à la 10ème, qu’ils se partagent au jeu du yo-yo avec Vivo A Beira, l’équipage de La Fabrique est donc parvenu, comme il le souhaitait, à sortir du front avec un retard minime sur la tête de flotte. Navigant désormais dans un angle assez serré (à 110-130° du vent), et un vent supposé adonner du secteur nord-ouest au nord-est, Alan et Fred ont viré dans la nuit, cap au Sud après avoir tiré dans l’Ouest les 40 premières heures de course durant. Sur une mer qui reste croisée, ils auront maintenant pour mission de soigner leur trajectoire, afin de placer au mieux leur empannage pour rejoindre l’alizé. Pour l’heure, ça file à bord, avec des vitesses proches des 20 noeuds de moyenne, et plus de 4 milles repris à leur plus proche concurrent entre deux classements.