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À trois jours du départ…

02.11.2017

Voilà bientôt une semaine que l’équipe de La Fabrique Sailing Team est à poste, au Village de départ de la Transat Jacques Vabre au Havre. Entre derniers préparatifs et diverses sollicitations du public, de l’organisation et des médias, le rythme s’accélère pour Alan Roura et Frédéric Denis. Une découverte du point de vue « coureur » pour ce dernier, qui fait le point à trois jours de prendre (enfin) le large.

« Désormais, le bateau est vraiment prêt à partir, on est vraiment sur du détail, détaille Fred Denis, co-skipper de l’IMOCA La Fabrique. On commence à installer les petits aménagements et points de confort qu’on s’autorise, on réfléchit à l’organisation à bord, ce genre de petites choses. Mais à trois jours du départ, le gros dossier devient la météo, car les fichiers commencent à se préciser. Je me fais donc deux points par jour pour préparer notre navigation et suivre de près l’évolution du système, dont la précision va s’intensifier jusqu’au départ. » S’il est encore trop tôt pour déterminer de façon certaine le type de conditions que rencontreront Alan et Fred durant les premiers jours de course, une tendance semble cependant se dessiner. 

Départ rapide et importantes transitions au programme

« C’est une situation assez particulière qui semble se profiler, explique le navigateur de 33 ans. Le système d’après départ qui est actuellement le plus influent nous prévoit d’abord un gros anticyclone, puis une dépression positionnée très nord, avec ensuite un système dépressionnaire secondaire un peu plus sud. C’est ce qui va décider de nos premières manœuvres, une fois au large de la pointe Finisterre, pour descendre au reaching puis au portant vers le Sud. Dans tous les cas, le départ risque d’être assez rapide, avec très peu de près, hormis sur le parcours jusqu’à Etretat où l’on devra peut-être tirer quelques bords. On risque d’avoir de l’air assez fort au moment de la transition au cap Finisterre, mais les fichiers sont encore très instables. Les choses ont encore le temps d’évoluer d’ici là. Ma philosophie : toujours partir le plus vite possible pour se dégager de la flotte et rester concentrés afin de pouvoir se dégager des éventuels problèmes. »

Tourbillon médiatique 

En marge de ces derniers préparatifs techniques et stratégiques, Alan et Frédéric sont également pris par leur agenda de skippers, entre obligations de la course (briefing, opérations publiques, évènements officiels…), sollicitations du public et entretiens avec les médias. Cet aspect, Frédéric ne le connaissait qu’à travers son regard de technicien, spectateur du quotidien des différents skippers avec lesquels il a travaillé : « Je connaissais l’ambiance des départs de course pour en avoir fait quelques uns. En tant que technicien, tu vois le patron qui est pas mal sollicité, mais cette vision reste toujours un peu décalée d’avec la réalité. C’est sûr que c’est très prenant, parfois même contraignant d’avoir un planning aussi chargé lorsqu’on essaye de se mettre dans la course, mais il y a surtout un côté gratifiant. C’est ce qui nous fait avancer, pouvoir partager tout ça avec le public et les médias, c’est toujours sympa ! »