alan-le-19-novembre-2020

Alan, le 19 novembre 2020

7 jours


Joint par l'organisation du Vendée Globe ce jeudi matin, Alan se réjouissait de sortir bientôt d'un Pot-au-noir certes clément, mais toujours capable de conditions surprises : 

« Je suis en plein Pot-au-noir. Je suis peut-être allé un peu trop dans l’Est mais je fais ma route, je voulais y aller un maximum pour avoir un meilleur angle derrière car mon bateau n’est pas très bon au près. J’essaye de jouer sur un compromis pour pouvoir glisser un peu et être pas trop mal en vitesse. C’est un choix engagé et pour l’instant les filles autour (Isabelle Joschke et Clarisse Crémer) sont un peu mieux passées que moi mais la route est longue ! 

Je regarde beaucoup les images satellites. Si tout va bien je devrais sortir de cette zone dans 3 ou 4 heures. Là entre les éclairs, la pluie, 30 nœuds de vent, ça n’a pas été une nuit de tout repos. Les nuages se créent à une rapidité assez incroyable. C’est un peu le "triangle des Bermudes" des marins ! 

Je crois que c’est la première fois que je passe le Pot-au-noir aussi facilement, je me souviens sur la Transat Jacques Vabre en 2019, on avait eu des rafales à 40 nœuds d’un coup alors qu’on était sous grand-voile haute et grand gennaker, avec de la foudre qui tombait à 10 mètres du bateau, donc c’était un peu flippant.

J’ai hâte de faire une bonne sieste. Je prévois ça quand il fera beau, ça voudra dire que je serai sorti de cet endroit compliqué. Ça fait deux nuits que je dors mal mais je tiens la route, je mange bien et je me repose dès que je peux car il faut être capable de sauter vite sur les écoutes suivant les conditions météo pour libérer les voiles. Car lorsque le vent monte, le bateau a vite tendance à s’emballer ! »



Image d'illustration © Chrisotphe Breschi / La Fabrique Sailing Team



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