alan-le-8-janvier-2021

Alan, le 8 janvier 2021

08.01.2021


Joint par l'organisation du Vendée Globe lors de l'émission Live de vendredi midi, Alan faisait le point après 2 mois de course tout en se projetant sur la prochaine étape : le cap Horn, 3ème et dernier point de passage de son tour du monde en solitaire. 

À propos des conditions actuelles :

« Ça va plutôt pas mal, petit passage de front ce matin, empannage et maintenant c’est route directe sur le cap Horn, c’est une bonne nouvelle ! Ce n’et pas facile de faire marcher le bateau dans ces conditions-là avec une quille dans l’axe, mais je fais au mieux pour tenir tête à mes petits camarades. On a des conditions bizarres, entre nuages remplis de neige et bon petit grain dès le matin et aujourd’hui on pourrait presque être en t-shirt dehors, c’est assez variable ! »

À propos de sa course difficile :

« On m’a souvent posé la question de ce que j’allais chercher sur le Vendée Globe après l’avoir déjà fait, que c’était ‘facile’. Encore une fois ça prouve que non, chaque Vendée Globe est différent. Il y a 4 ans c’était un Vendée Globe ‘facile’, j’ai eu beaucoup de chance. Cette fois-ci, j’ai mont lot entre la météo et les soucis techniques. Ça fait malheureusement partie du jeu. Ma victoire sera de terminer. Ce n’est pas simple, mais je ne lâcherai rien parce que je suis comme ça, j’ai envie d’aller au bout de cette belle histoire. On va se battre. » 

À propos de ses nouveaux objectifs :

« Prochaine étape pour moi, le cap Horn. J’aimerais bien garder ma 15ème place en passant le cap, mais Charal arrive relativement vite. Et là je navigue contre mon ancien bateau, Superbigou, mentalement c’est assez difficile à accepter mais ça fait partie du jeu ! (Rires) Je suis quand même très content et fier d’être toujours en course, parce que certains ne peuvent pas en dire autant. Donc je garde la tête haute jusque là, même si le classement n’est pas celui espéré. Ce n’est pas grave, un Vendée Globe, il faut le terminer et on verra à la fin le classement.»

À propos de ses problèmes de quille :

« C’est compliqué mais je rentrerai encore plus fort et avec plus d’expérience au niveau de la galère. Ce n’est pas dramatique, j’arrive encore à naviguer… C’est juste dommage d’avoir la quille au centre, mais il y a Isabelle Joschke dans le même cas, je ne suis plus tout seul. La pompe hydraulique est hors service, je peux mettre quelques degrés manuellement mais je n’arrive pas à quiller beaucoup. Je pense qu’il y a un problème dans l’ensemble du système, on travaille encore dessus pour essayer de trouver des solutions. On a refait des essais ce matin mais rien de très concluant, pour l’instant la quille est dans un angle de max 10°. Je ne peux pas aller plus loin et comme on ne sait pas si un des deux vérins est mort, il ne faut pas trop tirer dedans pour pouvoir rentrer à la maison. »

À propos de la route vers le cap Horn :

« La route jusqu’au cap Horn est assez simple sur le papier, même si ça fait plusieurs jours qu’on dit ça et qu’elle ne fait que changer ! (Rires) Normalement c’est du tribord amures dans des angles assez abattus, entre 140 et 120° jusqu’à avoir un passage au près dans une grosse journée, qui ne devrait pas durer très longtemps. Un petit système météo à passer qui ne va pas être très rigolo. Les conditions de mer se sont bien rangées, on n’a plus trop de déferlantes mais la mer reste relativement forte par rapport au peu de vent. J’ai 18 noeuds et une mer comme s’il y avait 25-30 noeuds encore. Normalement le temps pour passer le cap Horn, c’est dans 3 jours. Je suis obligé de router mon bateau à 70% de ses polaires, je pourrais y être un peu plus rapidement mais là c’est comme ça, donc trois jours ! »



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