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19.11.2018

Après un final haletant, durant lequel Alan Roura et Stéphane Le Diraison ne se sont pas quitté d’une semelle pendant leur tour de la Guadeloupe, le skipper suisse de La Fabrique s’est finalement imposé en coupant la ligne d’arrivée) 16h25’37 (heure suisse). Il termine 7ème de la catégorie IMOCA et même 13ème au classement général de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe.

Alan Roura aura mis 15 jours 2 heures 25 minutes et 37 secondes de course à une vitesse théorique de 9,77 nœuds (vitesse réelle de 12 nœuds pour 4 351 milles parcourus) à ralier Saint-Malo et Pointe-à-Pitre.

Alan Roura, skipper de l’IMOCA La Fabrique, à son arrivée :

« C’est la première fois que je vis un finish comme ça, à ce point là, à l’affut du moindre geste de l’autre bateau. Ça s’est joué à rien, il a raté un virement et a fait départ au tas dans la foulée je crois. Ça fait 24 heures que je le suis à l’AIS, sa vitesse, son cap, pour le contrôler. Il a merdé la dernière demi-heure, j’étais pas loin mais c’est le jeu, j’espère qu’il ne m’en voudra pas, même si c’est dur. On s’est bien battus ! On a enchaîné les empannages et les virements hier soir, ça a été une belle course ce groupe de Finot avec Damien et Stéphane, ça a mis du pep’s en plus ! Au final, 6ème au 8ème… Même si j’avais parié que j’allais faire 7ème au départ !

Je susi très content des modifications apportées au bateau même si je n’ai pas du tout eu les conditions pour ce type de foils, avec une mer plein cul, très formée et très courte. Soit j’enfournais, soit je décollais de façon instable, il fallait trouver le juste milieu. Et dans la molle j’ai plus de trainée que les autre bateaux, mais je suis super content, j’ai trouvé pas mal de manettes… On se comprend maintenant, ça y est c’est mon bateau ! 

La fin a été super dure… Ça fait trois jours que je n’ai pas dormi, je n’ai rien lâché, je la voulais cette place. Et j’ai tout eu. J’ai explosé mon spi en deux à force de trop attaquer, hier soir je me dis que c’est bon, que je le contrôle et j’entends tous les chariots de la grand voile qui tombent. Donc faut monter au mât, dans du vent, dans des creux… Donc très dur physiquement pour se faire dépasser dans une risée à la bouée de Basse-Terre. Mais du coup voilà… J’ai gagné ! » 

Photo © Christophe Breschi / La Fabrique Sailing Team