temps-calme
11.11.2017

Après avoir filé toute la nuit à plus de 16 noeuds de moyenne, l’équipage de La Fabrique a vu sa vitesse se réduire considérablement depuis ce matin. La faute à la fameuse dépression stationnaire au Sud des Canaries, qui leur barre la route à quelque 560 milles du Cap-Vert.

Quelle nuit à bord de La Fabrique ! 18,5 noeuds au compteur pendant plusieurs heures, 16,6 noeuds de moyenne sur 24 heures et près de 400 milles parcourus sur la même période : Alan et Fred ont même provisoirement chipé la neuvième place du classement IMOCA à leur rival Vivo A Beira. Toujours plus à l’Ouest que le reste de ses concurrents direct, notre duo franco-suisse a depuis reperdu une place en distance au but. Mais son positionnement devrait encore se révéler favorable pour contourner le Pot au Noir, lundi dans la journée, et même - peut-être - les faire passer par un trou de souris, entre deux zones fortement perturbées par la petite dépression canarienne. Le but étant d’être freiné moi longtemps dans la molle créée par cette dernière que leurs concurrents directs.

Le calme avant le retour aux affaires

Mais en attendant que le vent remonte et que La Fabrique retrouve une allure plus portante, Alan et Fred évoluent ce matin à une douzaine de noeuds, sur une longue houle. De quoi reposer le corps et l’esprit, d’en profiter pour se reposer, bien manger… Et continuer de penser à l’après. Car dès que les vitesses augmenteront et que les carène fumeront de nouveau, il leur faudra avaler un maximum de milles pour tenter de réduire leur écart sur les premiers, encore ralentis, avant qu’ils ne retouchent eux aussi du vent. C’est le jeu de l’élastique, avant qu’il ne se retende…  

Image du bord © Alan Roura / Frédéric Denis / La Fabrique