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Transat Jacques Vabre - Jour 12

07.11.2019

Dans la nuit si noire que la Lune se cache derrière ce qu'on appelle la ZIC : Zone de convergence intertropicale. Les éclairs dans le ciel laissent apparaître une masse nuageuse impressionnante. Ça y est, nous y sommes. 

Le vent monte. Le temps de prendre le premier ris et de réparer l’enrouleur du grand gennaker, le vent monte à plus de 30 noeuds, la foudre tombe juste à côté de La Fabrique et fait trembler notre bonne vieille dame. Un simple regard nous a suffi avec Seb pour mettre le bateau en sécurité. Et comme toujours quand on finit de changer de voilure et qu’on est enfin en mode « safe »… le vent tombe.

Pas simple de savoir où passer dans cette zone assez étrange. Deux systèmes météorologiques qui se rencontrent et qui forment une zone que l'on préfère voir dans Thalassa qu’à bord d’un 60 pieds IMOCA. Maintenant, le jeu de la roulette russe commence. Qui va passer ? Où ? Avec quel nuage ? Voilà les questions qui nous rendent dingues actuellement. Nous voila

proches de la flotte, on a bien réussi à revenir sur tout le monde, mais il ne faut pas rester bloqués comme Charal. Je n'ose même pas me mettre à leur place, soyez forts les mecs.

Pour le moment, on ne s'arrête pas. Le bateau avance toujours, on scrute la flotte, savoir si nous avons fait le bon choix. Dur à dire ! La Fabrique n'aime pas la molle, ce qui est très embêtant pour les prochaines 24 heures. Il nous faut du vent !

Nous prenons alors une option, ça passe ou pas, on verra. Dans l'ensemble, on est forcés de la prendre mais je trouve que

ça fait bien de dire qu'on tente un truc ! Ahahah.

Certains bateaux vont marcher mieux que nous dans ce genre de conditions, mais comme d’habitude, on ne va rien lâcher. C’est là où tout peut se jouer.

Alan, à bord de La Fabrique 



Image d'illustration © Christophe Breschi / La Fabrique Sailing Team